Archenterum “…ainsi fut Abîme”

Archenterum “…ainsi fut Abîme”

NAWAKULTURE (Fr.), Webzine, 6 Septembre 2019 :
On était resté longtemps sans nouvelles d’ARCHENTERUM, la sortie de ce premier album (après plus de vingt ans d’activité !) sonne donc comme une surprise. Le groupe avignonnais n’a pas laissé tombé entre-temps un death metal aux structures complexes et d’une sombreur bienvenue dans un genre qui n’a plus souvent que le nom du metal de la Mort. Ici on navigue vraiment dans une ambiance morbide et guerrière, bien que la poésie et la littérature (William Blake et Lovecraft sont de la partie, mais aussi Franck Thilliez) ne soient pas exemptes de ce carnage que l’on trouve d’emblée largement supérieur au reste de la discographie. ARCHENTERUM certes persiste à utiliser une boîte à rythme (nous avons systématiquement une crise d’allergie juste à la mentionner), il n’en reste pas moins des plus convaincant quand il s’agit d’instaurer une ambiance, de narrer une histoire et de déchaîner les enfers quand le tempo se fait mitraillette et qu’une facette plus black metal vient montrer ses cornes. Cette basse monumentale est particulièrement un putain de plaisir d’écoute, la production en général est d’ailleurs tout à fait adéquate pour un disque de la sorte et c’est une vraie réussite pour qui apprécie son metal fouillé et inspiré, voire bien plus intelligent que la moyenne. Donnez donc une chance à ce disque qui la mérite amplement. A priori, seules 200 copies ont été pressées, à votre tour de l’être donc, pressé, car il n’y en aura heavy-demment pas pour tout le monde.
4/5 – Guillaume Ged Dumazer

STRANGER AEONS (NL.), Webzine September 6th 2019 :
And maybe this switch is slightly too absurd, but I jump into the technical sound of Archenterum. A black metal act from Avignon. Or death metal. You can pick which you find most fitting, but I hear the cold industrial sounds of Woest in this band. Yet, Archeterum likes to stick to a steady pace, a bone dry rhythm without much deviation and fierce intensity that never really relents. There’s, at times, a little ritualistic aspect to the thundering riffage, which I do enjoy. For example, ‘No Light’. A catchy song in my book. What this record does most of the time though is blast you with repetition. It overwhelmingly drags you along in its surging sound full of foreboding tones. Noteworthy in that, and its somber melodies is ‘Vortex of Death’, which is a high-paced slide into the abyss, where disparaging synth sounds bewilder the listener even further. Archeterum is an entity of its own, creating a claustrophobic unnerving sound. It’s highly recommended.
Guido

HARD FORCE (Fr.), rubrique Labels et les bêtes #25, 7 Août 2019 :
Les vauclusiens d’ARCHENTERUM n’en sont pas à leur coup d’essai puisqu’ils ont déjà 4 démos, 1 split, 1 EP et 1 album live à leur actif. “…Ainsi Fut Abîme” marque cependant un tournant dans leur carrière ; en effet, il s’agit de leur premier album et de plus, signé sur le label Facthedral’s Hall. ARCHENTERUM évolue dans un blackened death varié, carré, sombre voire occulte. Chaque morceau propose une intensité particulière, des passages les plus blastés aux atmosphères les plus lourdes. Les growls, qu’ils soient en français ou en anglais sont d’une puissance incroyable. Et ce qui fait l’une des particularités ou groupe, c’est la batterie électronique qui ne laisse aucune place à l’approximation. Ça tombe bien : les 10 morceaux de cet album sont le reflet de la personnalité tranchée de chacun des membres d’ARCHENTERUM. Et ce qui ne gâche rien, en plus d’être un très bon groupe sur album, le trio possède un visuel très fort, ce qui en fait d’excellents showmen. A découvrir de toute urgence ! (Aude)

FLIGHT OF PEGASUS (Gr.) Radio show & webzine, July 2019 :
Μετά από δεκαοκτώ χρόνια δράσης και πολλά demo, οι τρεις μουσικοί από την Αβινιόν παρουσιάζουν το πρώτο τους άλμπουμ και δεν υπάρχει λόγος να τους κατηγορήσετε ως αναβλητικούς. Παράγουν ένα είδος death με black εξάρσεις, στιχουργούν στην αγγλική, απηχούν πολλές παλιότερες απόψεις της υπόγειας σκηνής. Θα έλεγε κανείς ότι ηθελημένα αφήνουν κάποια πράγματα σε μία πρωτόλεια μορφή, ενώ θα μπορούσαν να κερδίσουν πόντους από μια περεταίρω κατεργασία. Με χαρακτηριστική την πειθαρχία κάθε κακόβουλου, με την παραστατικότητα κάθε κρυφής δράσης, μπορεί να τους αναγνωριστεί ένα προσωπικό ύφος, πράγμα σαφώς ενδιαφέρον. Συντονισμένοι στις προθέσεις τους, δεν τους λείπουν οι ιδέες, το υλικό τους κρίνεται θετικά, γιατί ηχεί αντιπροσωπευτικό αυτών. Αν κινείστε στους ανάλογους χώρους, θα εκτιμήστε την αυτόνομη κίνηση των συγκεκριμένων γάλλων κυρίων, τη συνέπεια προς τα παλιά ατμοσφαιρικά κριτήριά τους, την εύστοχη και παράτολμη άρνησή τους να διεκδικήσουν τις εντυπώσεις, επιμένοντας στην ουσία των πραγμάτων.

LE SCRIBE DU ROCK (Fr.) Webzine, “Les Crocs du Scribe N°21”, 10 Mai 2019 :
Les Avignonnais d’Archenterum nous font ici l’offrande de leur premier album, sur l’excellent label Facthedral’s Hall, dont vous avez déjà entendu parler si vous êtes familiers de mon blog. Au menu, un Death Metal très lourd et occulte, à la fois puissant et mélodique, renforcé et noirci par une influence Black Metal très présente. Le groupe est doté d’une forte personnalité, ce qui fait tout le sel de cet album. Ainsi d’un titre comme “No Light”, qui n’aurait pas dépareillé dans la discographie de Celtic Frost, avec son côté baroque et Post-Punk. Tout au long des dix titres de l’album on va ainsi voyager entre Death rapide et puissant (“point of no return”) et titres d’une grande originalité, à la limite de l’inclassable (le black/doom de “fury of gods”, constellé de passages death poisseux ; le très dissonant “Vortex of Death” qui nous plonge dans une atmosphère oppressante ; “The Outsider”, digne du Morbid Angel le plus expérimental, avec ces sonorités industrielles et caverneuses). Pour peu que l’on soit suffisamment ouvert et curieux, on va découvrir de nombreuses choses au fil des écoutes de ce disque, comme des influences industrielles et électroniques, ou même rock, qui témoignent d’une vraie culture musicale, et donnent à Archenterum ce petit plus qui fait les grands : une âme ! Un groupe a suivre de trés prés, et un album à acquérir tout de suite en version CD, car l’objet est fort beau, mais en plus le mix de Skrow est absolument splendide !
9/10 – Pierre Avril

METALLIAN (Fr.), Magazine #113, Mai 2019.
C’est avec des riffs lourds et d’une grande puissance que s’ouvre ce premier album studio d’Archenterum. Dans la lignée d’un Zyklon ou d’un Morbid Angel des grands jours, le groupe sait se la jouer plus épique au travers de passages inspirés par Emperor. Archenterum sait faire parler sa gtrande expérience, pour un résultat d’une efficacité redoutable où la batterie programmée rajoute une froideur martiale bienvenue.
4,5/5 – Laurent Lignon