Posted on

Archenterum “…ainsi fut Abîme”

DETOX ZINE (Po.), Fanzine, July 2020 :
Looking at the hanging, black and white cover of the debut album of the French ARCHENTERUM, I was sure I was dealing with some kind of orthodox, raw NSBM. “…ainsi fut Abîme” turned out to be a very well realized and modern (for me too modern of course) album. As for the music itself, which is not the easiest to listen to, I have really mixed feelings at the moment. In the opening “Silent” ARCHENTERUM I immediately associated myself with BEHEMOTH, which I don’t have the slightest sympathy for, the track itself can be considered decent despite some positive associations. In most of the tracks you can hear a combination of Death and Black Metal, which I really like in fast, blasted furious fragments, where the vocalist operates a classic death metal growl. Awesome fragments like in “Vortex of Death” where the riffs remind me of the madman from SADISTIK EXECUTION or “The Outsider”, show that the French can fuck up really well. Unfortunately, the rest of ARCHENTERUM’s music is over-combination and doesn’t appeal to me at all. All these slowdowns, unnecessary changes of pace, broken riffs like in “Brainwashed”, turning into black metal vocal… You can hear that the musicians know what the instruments are for, what can be heard in very good riffs and great solos, but what about how it’s all overgrown and doesn’t hold together. Typical excess of form over content. Worth mentioning here is a very good monumental composition “No Light”, which differs from the others in slow motion, where the keyboard background as well as the structure of the piece itself reminds me of IMAGO MORTIS. Of course, I’m annoyed by the too modern, sterile sound, but that’s another story… To sum up, we can hear that there is a huge potential in the band, only for now the gentlemen don’t really know how to use it and which way to go. Nevertheless, I don’t write down the band for losses and I’m waiting for some new recordings.
Pawel

SOIL CHRONICLES (Fr.), Webzine, Octobre 2019 :
“Dieu est une sorte de rien abyssal, et pourtant la vérité ne s’abîme pas dans cet abîme, ni ne s’écroule dans ce précipice.” Vladimir Jankélévitch. Ce qui enrichit ma passion pour la musique metal réside dans les innombrables découvertes que l’on peut faire dans ce milieu, y compris pour des groupes qui ont déjà de la bouteille et qui aurait dû (question de faux fatalisme) faire le bonheur de ma discothèque personnelle depuis longtemps. Surtout dans le domaine du black metal où, plus de doute désormais, la scène française domine de plus en plus les débats et s’impose comme l’une des meilleures qui soient. Alors, vous allez me dire avec ce préambule, quel groupe vais-je vous faire découvrir, ou redécouvrir, qui mérite ce constat pragmatique ? Il s’agit ni plus ni moins du groupe Archenterum. Eh oui ! Certains d’entre vous crieront au scandale de ne pas connaître Archenterum, d’autres seront comme deux ronds de flan à implorer le pardon à genoux, en disant « désolééééééééééééé ». Mais oui, je ne connaissais pas le groupe qui vient d’Avignon (pas loin de mon pays d’Ardèche en plus…) et qui officie en terres conquises depuis 1997. Oui, vingt-deux ans d’existence vous avez bien lu. Un groupe qui pèse dans la balance des groupes cultes ? Probablement. Mais ce qu’il faut savoir, un peu pour ma défense, c’est que le groupe aura mis tout ce temps pour sortir son premier album. Avant ? Des démos au nombre de quatre, un single et un album live qui date de 2015. Étrange parcours pour un groupe à la longévité aussi importante. Jamais été sous l’étendard d’un label, le groupe pourrait se targuer d’avoir conservé son indépendance et nous offrir un versant plus underground. En tout cas, j’avais écouté le CD avant d’effectuer mes recherches, maintenant que j’ai pêché ces informations, je suis d’autant plus impatient de vous parler de ce premier album donc ! Il revêt une importance plus capitale désormais. PS : je ne sais pas si le nom du groupe est lié directement à l’archentéron, qui est en fait l’intestin du fœtus qui communique à l’extérieur grâce au blatosphore, mais si c’est le cas, c’est un peu bizarre… Commençons par décrypter l’artwork de l’album qui, d’entrée de jeu, m’intrigue. C’est quand-même assez rare d’avoir un motif blanc avec quelques apports gris et noir, surtout pour le style de métal que j’imaginais. En tout cas, on devine que tout a été dessiné à la main hormis le logo du groupe avec le fil barbelé en bas. Beaucoup de références à la mort évidemment, avec des cadavres qui jonchent le sol, des squelettes, des corbeaux charognards qui se hissent sur des arbres morts ou volent au-dessus, et surtout un gibet de potence un peu en retrait. Je ne peux m’empêcher de penser que le titre de l’album « …Ainsi fut Abîme » est directement lié à l’artwork car ce paysage de désolation extrême pourrait être une représentation intéressante de l’abîme. D’autant que les deux routes qui se croisent semblent soit rejoindre un point de non-retour, soit proposer deux directions différentes pour quitter cet abîme. Bon, en tout cas, l’artwork est bien sympa. J’aime bien ce fond blanc qui claque un peu aux yeux et ces gravures noires et grises sont du plus bel effet. C’est très bien dessiné, franchement j’aime beaucoup ! Ce n’est sûrement pas pour rien que le mot « Abîme » est écrit en majuscule : je pense que le groupe a voulu personnifier une forme de violence ou de noirceur par ce prénom intriguant. J’espère que le contenu musical sera à la hauteur de ce sentiment extatique à l’égard du design. Good job les gars ! Avant d’attaquer le contenu musical justement, j’aimerais faire un petit aparté : quand j’ai étudié l’artwork, j’étais persuadé que j’aurais affaire à du black metal à l’ancienne, bien sale, enregistré dans les tréfonds d’une cave, peut-être sous un pont ou en dessous de la cité des papes ! Vous voyez le truc arriver ? Vous avez raison ! Je me suis retrouvé complètement pris de court dès le premier morceau. Car en fin de compte, si black il y a assurément, il est fortement (voir très fortement) teinté de death metal. Et ce n’est pas rien du tout quand on part avec cette certitude d’avoir du bon black old school et de se retrouver avec ce mélange. Donc, Archenterum propose un album black old school mais auquel on peut rajouter du death. Du black death old school, et surtout très bien exécuté ! Un autre point qui m’a surpris mais encore une fois dans un sens délectable : la durée des morceaux. N’excédant que rarement les quatre minutes, et les titres étant au nombre de dix, cela donne un album qui s’écoute facilement d’une traite. Cela fait plaisir d’avoir un groupe qui propose des chansons d’une longueur raisonnable pour que l’on puisse, le temps d’un trajet en voiture, ou simplement chez soi, en apprécier la beauté et la force. Le tout premier morceau dure par exemple deux minutes trente environ, les autres sont plus sur une moyenne de trois minutes trente. Donc, un autre bon point que je tiens à souligner : l’album s’écoute très facilement. La musique que nous propose Archenterum est à cheval entre la puissance de Marduk et la qualité technique de Triptykon, le son death metal en plus. Oui je sais, ça fait un peu large comme équilibre à trouver. Mais pour plusieurs raisons, j’ai reconnu des accointances directes avec ces deux groupes : d’abord dans les riffs, et cet élément-là est l’un des points les plus positifs de l’album ! Les riffs sont excellents. Accrocheurs, tantôt violents, tantôt un peu « épiques », mélancoliques aussi. On passe par toutes les phases possibles, et c’est ce qui rend ce CD richissime ! Le deuxième morceau « No Light » a une dimension solennelle et dramatique qui donne des frissons. Ou a contrario, « Vortex of Death » a une violence incroyable qui transpire par tous les pores de la Mort. Le seul morceau que je ne trouve pas très représentatif de l’album est finalement le tout premier. Trop court sûrement, trop violent peut-être, mais clairement pas à sa place. Pour une introduction d’album je ne le perçois pas dans ce rôle mais plus comme un interlude. Mais l’ensemble des riffs qui composent les morceaux de l’album sont a minima très bons, a maxima géniaux. J’adore, d’autant plus qu’il y a de légères incorporations de claviers en nappes de fond ou en mélodies qui rajoutent encore plus de puissance épique. Cette richesse de composition me fait plaisir et me procure beaucoup d’émotions. Le mastering aussi donne cette impression d’avoir un son death metal avec des forts accents black (ou l’inverse, c’est assez trompeur comme rendu final). Je pense qu’on est sur du mastering un peu « maison », mais qui n’est pas dénué de charme du tout. Certains auditeurs diront qu’il y a bien mieux à faire, et que le groupe a encore du boulot là-dessus. D’ordinaire, j’avoue être de ce bord-là d’ailleurs. Néanmoins, je n’ai pas trouvé cela très choquant, comme si ce mixage était volontaire ou avait été trouvé dans ce but bien précis de coller avec l’atmosphère des morceaux. En tout cas, j’ai beaucoup apprécié aussi le son de l’album, qui s’écoute tout aussi bien au casque, en voiture ou sur une bonne chaine hi-fi. Encore une bonne surprise ! Le chant est tout aussi surprenant, puisqu’il est à dominante death metal aussi mais avec cette teinture un peu à la Tom Warrior qui ne me laisse pas indifférent étant donné que j’adore ce mec. Avec parfois quelques modifications black metal certes, mais ce goût pour le growl me confirme bien que j’ai affaire à un album de death black. J’ai vraiment l’impression de me répéter, et je m’en excuse. Mais cette description rébarbative est due à mon sentiment authentique de surprise qui va m’animer tout au long de l’écoute ! Et le chant n’y déroge pas : je m’attendais à autre chose, de plus bestial ou plus terrifiant ! Comme si c’était le vent de cette fameuse vallée de la désolation sur la pochette qui soufflait un chant glacial ! Mais là, pas du tout. On est plutôt sur des relents profonds, bien haineux, mais pas froids. Plus violents en fin de compte. Et si Archenterum proposait un CD non pas de noirceur comme je le pensais, mais de violence ? De brutalité ? C’est cette question qui va me servir de conclusion car je vais essayer non pas d’avoir des certitudes absolues sur …Ainsi fut Abîme, mais bien une proposition de réponse. Oui, ce premier album d’Archenterum est bien un concentré de violence et de dramaturgie. Comme un champ de bataille du point de vue du seul survivant. Et ma grosse erreur, non rédhibitoire fort heureusement, fut de partir avec des idées reçues. Mais mon constat final est que, peu importe mon ressenti et mes théories ! C’est un très bon album, qui aura mis vingt-deux ans à venir au monde (gestation longue durée bonjour !) mais qui fait une entrée remarquable ! Remarquée, pas suffisamment à mon goût. Cet album mériterait une plus grande vitrine à la hauteur du travail et de la maturité qui ont été mis dedans, et j’espère que j’y contribuerai de façon prépondérante. En tout cas, c’est une très belle découverte pour moi, je ne me lasse pas de l’écouter et j’espère que vous, qui lisez cette chronique, serez convaincus de l’acquérir ! Et je vous salue bien haut, mes voisins vauclusiens !
8/10 – Quantum

METALUNDERGROUND (At.), Webzine, September 2019 :
Die französischen Black Metaller aus Avignon, ARCHENTERUM, wissen um die Extreme im Schwarzwurzel Sound. Seit 1997 sind sie eine sehr langanhaltend agierende Truppe, wenngleich es die Franzosen bis jetzt noch niemals gewagt haben einen Longplayer rauszuwerfen. Mit „ainsi fut Abime“ wurde der Startschuss gelegt. Der Titel, was so viel wie, „also wurde es beschädigt“ heißt, klingt nicht nach diesem. Gott sei Dank, in der Divergenz wissen die Jungs wie man ungehobelten Black Metal produziert. Könnte nun heißen, die Jungs wissen nicht recht was sie wollen. Davon würde ich abraten einen Gedanken zu verschwenden, erfahrungsgemäß haben sich die französischen Blackies ein breites Spektrum zu Eigen gemacht. Die Fusion ist grundlegen rau ausgefallen und die Ablöse sind etliche leicht melodische Ausleger. Das Grundkonzept ist dennoch von brachial-extremem Kopf absäbelnden Soundstrukturen geprägt. Die fassenden, komplexen Strukturen wurden mit willkommen Ausreißern versehen, die steigert das Interesse an dem Machwerk. Die dunkelschwarze, auffällige Poesie steht im Gegensatz zu etlichen Einflüssen aus dem Old School Death Metal Genre, mit denen die Jungs oftmals hinterlistig hervorstechen. Das infernale Blutbad wird einigermaßen gemindert, denn die Drums kommen leider vom Computer und das mindert etwas das Soundkonzept. Es bestätigt sich, eine Metalband, egal welcher Stilrichtung zugehörig braucht einen Schlagwerker. Dieser kann ausnahmslos für mehr Druck sorgen! Fazit: Die französischen Blackies verstehen es wie Abwechslung im Extreme-Black Metal schallen muss. Einzig der Drumcomputer stört am vollendenden Genuss!
3,5/5

NAWAKULTURE (Fr.), Webzine, 6 Septembre 2019 :
On était resté longtemps sans nouvelles d’ARCHENTERUM, la sortie de ce premier album (après plus de vingt ans d’activité !) sonne donc comme une surprise. Le groupe avignonnais n’a pas laissé tombé entre-temps un death metal aux structures complexes et d’une sombreur bienvenue dans un genre qui n’a plus souvent que le nom du metal de la Mort. Ici on navigue vraiment dans une ambiance morbide et guerrière, bien que la poésie et la littérature (William Blake et Lovecraft sont de la partie, mais aussi Franck Thilliez) ne soient pas exemptes de ce carnage que l’on trouve d’emblée largement supérieur au reste de la discographie. ARCHENTERUM certes persiste à utiliser une boîte à rythme (nous avons systématiquement une crise d’allergie juste à la mentionner), il n’en reste pas moins des plus convaincant quand il s’agit d’instaurer une ambiance, de narrer une histoire et de déchaîner les enfers quand le tempo se fait mitraillette et qu’une facette plus black metal vient montrer ses cornes. Cette basse monumentale est particulièrement un putain de plaisir d’écoute, la production en général est d’ailleurs tout à fait adéquate pour un disque de la sorte et c’est une vraie réussite pour qui apprécie son metal fouillé et inspiré, voire bien plus intelligent que la moyenne. Donnez donc une chance à ce disque qui la mérite amplement. A priori, seules 200 copies ont été pressées, à votre tour de l’être donc, pressé, car il n’y en aura heavy-demment pas pour tout le monde.
4/5 – Guillaume Ged Dumazer

STRANGER AEONS (NL.), Webzine September 6th 2019 :
And maybe this switch is slightly too absurd, but I jump into the technical sound of Archenterum. A black metal act from Avignon. Or death metal. You can pick which you find most fitting, but I hear the cold industrial sounds of Woest in this band. Yet, Archeterum likes to stick to a steady pace, a bone dry rhythm without much deviation and fierce intensity that never really relents. There’s, at times, a little ritualistic aspect to the thundering riffage, which I do enjoy. For example, ‘No Light’. A catchy song in my book. What this record does most of the time though is blast you with repetition. It overwhelmingly drags you along in its surging sound full of foreboding tones. Noteworthy in that, and its somber melodies is ‘Vortex of Death’, which is a high-paced slide into the abyss, where disparaging synth sounds bewilder the listener even further. Archeterum is an entity of its own, creating a claustrophobic unnerving sound. It’s highly recommended.
Guido

HARD FORCE (Fr.), rubrique Labels et les bêtes #25, 7 Août 2019 :
Les vauclusiens d’ARCHENTERUM n’en sont pas à leur coup d’essai puisqu’ils ont déjà 4 démos, 1 split, 1 EP et 1 album live à leur actif. “…Ainsi Fut Abîme” marque cependant un tournant dans leur carrière ; en effet, il s’agit de leur premier album et de plus, signé sur le label Facthedral’s Hall. ARCHENTERUM évolue dans un blackened death varié, carré, sombre voire occulte. Chaque morceau propose une intensité particulière, des passages les plus blastés aux atmosphères les plus lourdes. Les growls, qu’ils soient en français ou en anglais sont d’une puissance incroyable. Et ce qui fait l’une des particularités ou groupe, c’est la batterie électronique qui ne laisse aucune place à l’approximation. Ça tombe bien : les 10 morceaux de cet album sont le reflet de la personnalité tranchée de chacun des membres d’ARCHENTERUM. Et ce qui ne gâche rien, en plus d’être un très bon groupe sur album, le trio possède un visuel très fort, ce qui en fait d’excellents showmen. A découvrir de toute urgence ! (Aude)

FLIGHT OF PEGASUS (Gr.) Radio show & webzine, July 2019 :
Μετά από δεκαοκτώ χρόνια δράσης και πολλά demo, οι τρεις μουσικοί από την Αβινιόν παρουσιάζουν το πρώτο τους άλμπουμ και δεν υπάρχει λόγος να τους κατηγορήσετε ως αναβλητικούς. Παράγουν ένα είδος death με black εξάρσεις, στιχουργούν στην αγγλική, απηχούν πολλές παλιότερες απόψεις της υπόγειας σκηνής. Θα έλεγε κανείς ότι ηθελημένα αφήνουν κάποια πράγματα σε μία πρωτόλεια μορφή, ενώ θα μπορούσαν να κερδίσουν πόντους από μια περεταίρω κατεργασία. Με χαρακτηριστική την πειθαρχία κάθε κακόβουλου, με την παραστατικότητα κάθε κρυφής δράσης, μπορεί να τους αναγνωριστεί ένα προσωπικό ύφος, πράγμα σαφώς ενδιαφέρον. Συντονισμένοι στις προθέσεις τους, δεν τους λείπουν οι ιδέες, το υλικό τους κρίνεται θετικά, γιατί ηχεί αντιπροσωπευτικό αυτών. Αν κινείστε στους ανάλογους χώρους, θα εκτιμήστε την αυτόνομη κίνηση των συγκεκριμένων γάλλων κυρίων, τη συνέπεια προς τα παλιά ατμοσφαιρικά κριτήριά τους, την εύστοχη και παράτολμη άρνησή τους να διεκδικήσουν τις εντυπώσεις, επιμένοντας στην ουσία των πραγμάτων.

LE SCRIBE DU ROCK (Fr.) Webzine, “Les Crocs du Scribe N°21”, 10 Mai 2019 :
Les Avignonnais d’Archenterum nous font ici l’offrande de leur premier album, sur l’excellent label Facthedral’s Hall, dont vous avez déjà entendu parler si vous êtes familiers de mon blog. Au menu, un Death Metal très lourd et occulte, à la fois puissant et mélodique, renforcé et noirci par une influence Black Metal très présente. Le groupe est doté d’une forte personnalité, ce qui fait tout le sel de cet album. Ainsi d’un titre comme “No Light”, qui n’aurait pas dépareillé dans la discographie de Celtic Frost, avec son côté baroque et Post-Punk. Tout au long des dix titres de l’album on va ainsi voyager entre Death rapide et puissant (“point of no return”) et titres d’une grande originalité, à la limite de l’inclassable (le black/doom de “fury of gods”, constellé de passages death poisseux ; le très dissonant “Vortex of Death” qui nous plonge dans une atmosphère oppressante ; “The Outsider”, digne du Morbid Angel le plus expérimental, avec ces sonorités industrielles et caverneuses). Pour peu que l’on soit suffisamment ouvert et curieux, on va découvrir de nombreuses choses au fil des écoutes de ce disque, comme des influences industrielles et électroniques, ou même rock, qui témoignent d’une vraie culture musicale, et donnent à Archenterum ce petit plus qui fait les grands : une âme ! Un groupe a suivre de trés prés, et un album à acquérir tout de suite en version CD, car l’objet est fort beau, mais en plus le mix de Skrow est absolument splendide !
9/10 – Pierre Avril

METALLIAN (Fr.), Magazine #113, Mai 2019.
C’est avec des riffs lourds et d’une grande puissance que s’ouvre ce premier album studio d’Archenterum. Dans la lignée d’un Zyklon ou d’un Morbid Angel des grands jours, le groupe sait se la jouer plus épique au travers de passages inspirés par Emperor. Archenterum sait faire parler sa gtrande expérience, pour un résultat d’une efficacité redoutable où la batterie programmée rajoute une froideur martiale bienvenue.
4,5/5 – Laurent Lignon

Posted on

Death Power “Vivisection – demos 1987”

DETOX ZINE (Po.) Fanzine #8 July 2020 :
Another long forgotten corpse has been exhumed in the form of a re-release of his first two demos “Speed Thrash Core Machine” and “Keep Fit, Fuck More”. DEATH POWER is a French Speed/Thrash band, which was active between 1986 and 1991, including the late Stéphane Guégan, who recorded his second and third album with AGRESSOR. In DEATH POWER music, apart from the above-mentioned Speed and Thrash Metal, one can hear a lot of Punk or Core, which can be really fucking popular in some places, and which in the second half of the 80s was really good thanks to bands like WEHRMACHT. The tracks are quite long, sometimes too long and while I really like the music of the French in the fast tempo thanks to its awesome energy, it can get really tired in slower parts. Very simple, sometimes even naïve music, but on the other hand thanks to such songs as “Death Power”, ” Pharaon”, “The Bogeyman”, “Vivisection” or “Hard Core Copulation”. (reminiscent of our SLASHING DEATH), a man until something inside is squeezing, memories come, longing, for the past timelessness. These recordings, although they sound shitty, and the music itself is not one of the most outstanding, have all the features that most mature bands and musicians lack. This music is painfully honest, full of joy, positive energy and enthusiasm, and that’s what it’s all about, for fuck’s sake, in order to enjoy the music played, not to be tied up and tired.As a curiosity I will add that on the second demo placed here, a few solos were played by Alex Colin-Tocquaine from AGRESSOR. The album contains over an hour of interesting, sometimes even awesome music, which should appeal not only to old maniacs longing for youth or musical archaeologists.
Pawel

FLIGHT OF PEGASUS (Gr.), Radio show & webzine July 2019 :
Η παρουσιαζόμενη συλλογή περιλαμβάνει τα demo “Speed Thrash Core Machine” και “Keep Fit, Fuck More…” που κυκλοφόρησε το νεανικό εκείνη τη χρονιά συγκρότημα και πλέον ενδιαφέρουν τους ιστοριοδίφες της γαλλικής σκηνής και όσους μελετούν τη διάχυση του ακραίου ήχου στην Ευρώπη. Το σχήμα βρέθηκε στις ίδιες σκηνές με δυνατά διεθνή ονόματα (Watchtower, Carcass, Coroner, Paradise Lost, Atrocity, Tankard, Merciless, Samael, Alastis), με διακεκριμένους συμπατριώτες του (Treponem Pal, Loudblast, Agressor) και βεβαίως με πολλούς άλλους δραστήριους τοπικούς ήρωες (π.χ. Excruciation, Shud). Σήμερα η ποιότητα των συγκεκριμένων ηχογραφήσεων μπορεί εύκολα να παρεξηγηθεί από οποιονδήποτε νεότερο, αποτελεί όμως δείγμα εποχής· έτσι είχαν τότε τα πράγματα και έτσι διακινήθηκε ο χειρόγραφος ενθουσιασμός. Αν μπορείτε να εκτιμήσετε την δράση της ομάδας, τότε ξέρετε ότι τα μέλη της είχαν την τύχη να βιώσουν μια νεότητα γεμάτη ωραίες στιγμές. Όποια κι αν ήταν η αξία τους, έκαναν το κομμάτι τους.

ZWARE METALEN (Be.) Webzine, July 13th 2018 :
Een puntig logo, zwart wit hoesje en een fotocollage op de binnenkant. Het kan niet anders of we hebben hier te maken met den band uit de jaren ’80. Voor de jongeren onder ons: Sinterklaas had toen nog een stoppelbaard, het ijzeren gordijn bestond nog en Metallica maakte nog gewoon thrash. Uit die tijd stammen dus de demo’s van het Franse Death Power. Op dit verzamelwerkje vinden we de eerste twee demo’s die de band uitbracht (Speed Thrash Core Machine en Keep Fit, Fuck More…) Aan het geluid is niet gesleuteld en dat zorgt ervoor dat de cassettekwaliteit bewaard is gebleven. Vooral de vocalen hebben last van de slechte kwaliteit en dat wordt direct duidelijk in het instrumentale Pharaon. Wie zich niet laat hinderen door het slechte geluid hoort een band die barst van het jeugdig enthousiasme, wat het gebrek aan schrijverstalent en instrumentbeheersing ruimschoots goedmaakt. Op 23 juni van dit jaar stierf Géugan aan de gevolgen van longkanker en leverfalen. Ik weet niet of deze release al gepland was, maar en mooi eerbetoon is het wel. Franse thrash is nooit groot geworden. Death Power is het ook nooit gelukt de eigen scene naar een hoger niveau te tillen, maar dankzij deze release kan er alsnog kennis mee worden gemaakt.
Vidar

NAWAKULTURE Webzine (Fr.), October 5th 2017 :
Argh, death-y-dément, c’est sûr, les mémoires se réveillent, le speedeathrash français intéresse finalement des gens vu le nombre d’exhumations constatées depuis quelques années, par exemple chez Armée de la Mort ou Triumph ov Death et l’engouement qu’elles ont suscité. Ce qui est positif, c’est qu’on ne se contente plus par le biais de telles sorties d’ouvrir les tombes et de les piller comme on avait pu le voir précédemment, on les fleurit de respect et de passion. Témoin cette chouette rondelle compilant (en 66 minutes, ça ne s’invente pas) les deux cassettes enregistrées en 1987 par DEATH POWER, Speed Thrash Core Machine et Keep Fit, Fuck More… remasterisées par Marc Reina (hail IMPERIAL !) qui s’est aussi chargé de la mise en page. Et Lucifer sait que c’est une bonne idée de (re)mettre une oreille sur ce matériel furibard qui montre un groupe qui ne crachait pas sur le fun (quand on réfléchit aux thématiques évoquées, Shaggy dog story ne serait-il pas digne d’un ASSHOLE ?) mais avait dans le même temps travaillé sérieusement pour livrer des compositions entre punky thrash agressif et heavy / speed metal, on note au passage la présence d’Alex de chez AGRESSOR qui vient balancer quelques soli dont il a le secret. On peut compter sur un son garanti cru pour corser un cocktail déjà méchamment explosif et, pour compléter l’hommage, sur un livret renfermant tout un tas d’illustrations d’époque (jaquettes des cassettes, photos glorieuses…). Trente ans après, tout ceci sonne toujours aussi bourrinas, et on imagine que les 600 copies pressées vont se vendre comme des petits pains dans la gueule. N. B. : l’infâme tyran de la Nawakulture conchiant à chaque fois qu’il le peut chasse, corrida et expérimentation animale, est ravi de voir que DEATH POWER ne plaisante toujours pas avec le (dernier) sujet, soutient le CCE²A et invite les auditeurs à ne pas choisir de produits testés sur des animaux. On se joint bien évidemment à eux.
4/5 – Guilhaume Ged-Dumazer

VOICES FROM THE DARKSIDE (Ge.), September 29th 2017 :
To be honest I had higher expectations on this release, because the only album recorded by these French Thrashers in 1990 (“The Bogeyman” – Virulence Records) was amazing. And after checking its amazing re-release (“The Bogeyman Returns” – Triumph Ov Death Records, 2016), I was expecting nothing but another great compilation CD. But I’m a bit disappointed, because this CD only compiles the first two rehearsal demos and its sound isn’t the best. I can understand it, because it’s conformed by the oldest recordings of the band, in the form of the “Speed-Thrash-Core-Machine” demo (rehearsal) and the “Keep Fit, Fuck More…“ demo, both recorded and released in 1987, where we can listen to primeval versions of such classics as ‘Vivisection’, ‘Wendigo’, ‘The Bogeyman’ and ‘Satan Litanies’ etc. The first demo sometimes sounds similar to the first HELLHAMMER demo, but not as good as the Swizz gods, mixed with some touches of (early) SLAYER, SODOM, DESTRUCTION and BATHORY. Then the second demo shows us an “evolution” in the band’s sound and an improvement in the production towards their personal Death / Thrash core exhibition highly praised on posterior releases. But don’t misunderstand me, the songs are catchy, intense, good riffing, but the production plays against this release. In my personal opinion, it would have been more interesting if the label would has considered to include the “Deathpower” EP from 1989. But after listening to it a couple of times more, I ended accepting its rawness. Anyway, I know a lot of you would love it, then hurry up, because it’s very limited.
Rodrigo Jiménez

METALLIAN (Fr.) Magazine N°104, Novembre/Décembre 2017 :
Dans les années 80’s, le thrash se conjugait en province, comme en témoigne cette réédition des deux démos de 1987 de la légende avignonnaise du thrash. Au programme: de la vitesse, de la violence, un son bien sale et soixante six minutes de doigt d’honneur au bon goût. Un rajout indispensable à la récente compilation The Bogeyman Returns sortie chez Triumph Ov Death Records.
5/6 – Laurent Lignon

BEHIND THE SCENE (Fr.) Webzine, 20 Décembre 2017 :
Qui aurait crû reparler de Death Power un beau jour pour une chronique sur le net en 2017 ? Grande question ! Car en ces temps actuels, la technologie est vraiment top, on peut enregistrer un album/EP chez soi, à la maison. Il suffit d’avoir un PC, un logiciel, une bonne carte son et tous les p’tits gadgets à côté pour peaufiner le travail. Tout en rendant le produit vraiment soigné, propre… et pro. Cependant, remontez vingt ans en arrière… la star des « home-studio » de l’époque s’appelait Magnéto 4 Pistes à Cassettes, et encore… pour les plus fortunés ! Forcément le rendu sonore semblait bon, en revanche pour notre époque, ça s’apparente à une bouillie indigeste selon les démos. Car de démos et de maquettes, il en est cas ici avec un album bien curieux qui regroupe les deux EP «Speed Thrash Core Machine» et «Keep Fit, Fuck More» de 1987 devenus cultes pour ce groupe originaire de la ville d’Orange. Death Power : la puissance de la mort, la mort puissante, puissante mort, ou encore un jeu de mot qui sonnait bien Metal à la création du groupe ? Peut-être, peut-être pas, on peut même s’en ficher royalement maintenant ! Nos secoués de la pulpe n’ont à leur actif qu’un seul et unique album, « The Bogeyman », qui date initialement de Septembre 1990, mais qui fit quand même parler de lui. Il permit tout de même au groupe de tourner avec Tankard, Coroner, Paradise Lost, et aussi avec « l’underground » Français des 90’s, Agressor, Loudblast, Nomed. Alors, certains vont peut-être se demander quel est l’intérêt de sortir « Vivisection » en 2017, de dépoussiérer de vieilles démos maison, de redonner vie à un humour plus que limite, ou encore d’inclure dans le livret les pochettes photocopiées des EP, des photos usées, des dessins franchement dégueu ? Enfin tout ça quoi !!! Eh bien le truc, c’est qu’il n’y a peut-être aucun intérêt, car je ne pense pas qu’avec cette réédition, les membres du label vont surpasser les ventes des GNR et Maiden. En revanche, il aide à faire revivre ces prémisses du Thrash Death Made In France, et ainsi permettre aux collectionneurs de compléter leur série de démos de l’époque devenues complètement introuvables depuis belle lurette… Ce qu’il faut aussi se remémorer, c’est qu’avec pas grand-chose, certaines de ces formations ont réussies à percer, se faire un nom, perdurer, juste avec des bouts de ficelle et du carton. Mais il fallait vraiment y croire et retrousser ses manches pour exister… ou bien être totalement inconscient, à vous de voir avec le recul ! Tant que vous y êtes, chercher dans vos archives si vous n’avez pas les premiers Catacomb, Droÿs et le célèbre CYTTOYLP de Asshole !!!
Guillaume Gautier-Boutoille

Posted on

Imperial “Chaos”


Oldschool Metal Maniac (Pol.) webzine – August 12th 2015 :
The French scene used to be a leader when it comes to classic thrash/death. these days French bands are doing ok as Hell`s spitting out a bunch of new black metal hordes. IMPERIAL, formed in 1992, has been carrying the banner of hell incessantly and is a good example of a good French metal band. The“chaos” big advantage is the fact that all the songs are performed in French. It adds, in these times dominated by the Englishlanguage, a special atmosphere. The music itself is classically sounding black metal, subtly influenced by antichristian thrash metal – especially when it comes to guitar work. You can hear Kreator, Sodom as well as Aggressor and early Loudblast. Well, “Chaos” is band`s 20th material, the band that have been playing since 1992 and keep releasing new stuff from time to time. “Chaos” is nothing new musically, to be frank with you, yet enjoyable. This music is full of archaic riffs – it all sound decent so give this stuff a chance and listen to this album. Also, take a look at their previous releases.


NAWAKULTURE (Fr.) Webzine, 3 Juillet 2015 / LE TAFEUR #58 (Fr.) Magazine :
Sauvages d’entre les sauvages, les thrasheurs IMPERIAL proposent enfin sur CD cette douzaine de bourre-pif black / speed metal enregistrés entre 2010 et 2011, on note avec plaisir que le duo ne s’est pas calmé avec l’âge, la voix croasse sèchement, la boîte à rythme est toujours réglée sur VITE, les riffs sont toujours acérés et rouillés comme un thrash germanique balancé par des sud-américains farcis de poudre, les textes sont juste hilarants (Trash thrash, Nibiru, La Canine…) ou plus sinistres (Noir, Tu vas crever, dont il existe un clip, cherche et tu trouveras), tout ceci faisant l’univers unique d’IMPERIAL. Trois quarts d’heure d’enfer (véritable !) livrés dans un sehr schön digipak et avec un livret épais fourni en textes et illustrations. 500 copies.
4/5 – Ged


Soulgrinder zine (U.S.A.) – December 3rd 2014 :
Unholy black metal from Francemixed with devastating thrash.The production here is very thin and high end. The drums favor the thrash style, but you will find plenty of blastbeats as well. The songs overall are a bit faster than your average thrash however. There are a couple gallop beats here and there as well, the drummer does a good job of keeping it fresh, yet staying aggressive throughout.The guitars are pure Hellish riffage. Sounding something like Venom. Comparable to Destroyer 666, but more intense – evil thrash and black riffage with just a hint of melody.The vocals are something of a throaty mid to low thrash styled yell with an occasional black metal scream over top.Though, there are a couple minor flaws. Overall these factors do not hold this album back. Like blackened thrash? Then get this.



ORDER CD

Posted on

Minitel “Abîmes”

POISONOISE (Fr.) June 4th 2016 :
As summer approaches and that you will soon all be looking for some shade to hide from the heat, I suggest you to put your head in the freezer (or underwater) with an album that’s curdling bloods « Abîmes ». As if it was the soundtrack of a film noir, one is drawn into icy landscapes. Unlike such other projects, there is no frame like martial rhythmics or melodic development from noisy elements. Minitel takes us into an oppressive world for the time of the album with its monotonous but still very elaborated environments . We are visiting a nightmare that is not ours, and it is rather interesting. Minitel, a name that evokes spontaneously rather a world of kitsch synth than the dark ambient that it distils for sure (…).

CHAIN D.L.K. (U.S.A.) August 1st 2016 :
More interesting music from France courtesy of the Facthedral’s Hall label. There seems to be very little information on the artist, even from the label. ‘Abimes’ is the debut Dark Ambient Industrial Drone project composed and recorded in 2006 by Iconoclast, under the project name of Minitel, and not released until this year. Why, I have no idea. As for Iconoclast, the only other info I have is that Raphael Henry played (and maybe still plays) guitar in a Black Metal band called Sael under the name Iconoclast. Well, that’s at least something, and does explain some of the music on this album. ‘Abimes’ begins with “Vitriol,” a 4 minute noise piece that sounds like white hot ore being processed in a steel mill. Good for noise enthusiasts, but I was hoping the whole album wasn’t composed of pieces like this. “Novocaine Messiah” put my fears to rest with an uneasy calm. Primarily hollowish synth drone with a vague, eerie whistling melody over the top, this somnombulant ambience might lull you to sleep but also inspire nightmares out of the twilight zone. I swear I heard some snoring in there… “Inner Filth” presents a much heavier ambience, a spiraling dark ambient drone piece that lasts for over 22 minutes. “Lurker at the Threshold” juxtaposes a very low tone melodic loop over even lower engine idling with other sonics that sound like snakes slithering over sleeping monsters of the deep. This is the creepiest track on ‘Abimes,’ and owes much to Lustmord’s oeuvre. Finally, we have title track “Abimes” and here is where the black metal comes in. It begins with thick slabs of distorted guitar amidst cooing dove-like sounds, and a thick underpinning of deep, dark drone. As the piece progresses, squeaky metallic sounds can be heard, the guitar fades away, then a slow doom drum loop, and all the while that low, thick drone holds down the bottom. This goes on for quite a while until it seems to fade out until… BAM! at a little over 14 minutes the black metal guitar returns with a vengeance swallowing everything and returns into the abyss from which it came, with only traces of doom drum left. While ‘Abimes’ seems minimal in form, there is a lot of complexity in the drones. I know people who would absolutely love this because of the black metal aspects. For me though, I preferred the middle tracks. Still, very well done. Limited to 300 copies.
3,5/5. Steve Mecca.

MITHRA! TEMPLEZINE (Fr.) September 26th 2016 :
En cinq pistes – la première peut être considérée comme une introduction, non pas par sa durée, car elle fait environ quatre minutes, mais plutôt par sa nature même : on a l’impression d’être happé dans un vortex, entraîné contre notre volonté vers l’insondable – Minitel évoque, en partie, certaines productions du feu label Cold Meat Industry. Le choix du mot “minitel” pour représenter la musique d’Iconoclast qui officie notamment dans le groupe de black metal Annthennath est assez déconcertant, car on s’attendrait plutôt à un projet de retrowave, par exemple ou de minimal synth ; l’artiste explique ce choix dans une interview du webzine PoisoNoise : « J’ai donné un nom débile, fait une pochette en 2mn montre en main, temps de la photo compris, l’ai mis sur bandcamp, et là Marc de Facthedral’s Hall m’a contacté aussi pour le sortir ahaha. ».Cette orientation un peu à l’”arrache “ jure avec le reste : le visuel plutôt réussi malgré tout, l’ambiance profonde et sombre, et surtout la qualité des quatre compositions…Minitel semble, donc, pratiquer une forme de détachement post-moderne… Pour caractériser le son de Minitel on peut dire que le dark ambient qu’il pratique est plutôt “synthétique” avec une dimension parfois industrielle, et drone. D’autre part, il convoque des influences black metal pour un résultat finalement très personnel. D’autant plus, qu’elles sont utilisées comme un leitmotiv grâce à des irruptions de guitares trafiquées – quasiment méconnaissables – et noyées dans des brides de voix et autres bruits mécaniques sur la dernière piste (Abîmes ), à mon sens la meilleure composition avec un bon mariage entre dark ambient à tendance rituelle et émanations black metal. On déambule dans un monde crépusculaire comme bercé par d’énigmatiques nappes vaporeuses sur Novocaine Messiah, peu de variations, ici, mais un effet hypnotique assez efficace. Il se manifeste clairement une ambition cinématographique comme si Abîmes avait été pensé sur le principe d’une bande originale de film fantastique. Inner filth est une longue piste cauchemardesque et monotone de 22 minutes dont les drones lancinants ne laissent aucune place à la lumière – une pièce opaque, fermée sur elle-même, dont le titre invite à une désagréable introspection. Enfin, Lurker at the Threshold, qui doit probablement puiser son inspiration dans la nouvelle du même nom écrite en collaboration entre H. P. Lovecraft and August Derleth, nous fait assister à un obscur avènement à travers une intéressante construction qui monte en intensité…Vous l’avez compris, chaque piste recèle sa spécificité tout en déroulant un “scénario” cohérent. Ce premier effort ne manque pas de “charme” : Abîmes capture l’attention grâce à une atmosphère pesante et horrifique. Il mérite l’attention des amateurs de musique sombres, en premier lieu, évidemment celle des amateurs de dark ambient, mais aussi ceux qui apprécient les groupes de black metal les plus orientés vers l’ambient.
LawOfSun

VITAL WEEKLY #1041 (N.L.) July/August 2016 :
The music by Minitel, a project by Iconoclast (I’m sure that is a pseudonym), was already recorded in 2006, but for unclear reasons was shelved until now. That, plus the fact there are only 300 copies, is all we know. The cover also doesn’t reveal much more than that. Something that happens of course more often and which is no problem. (…) this one is actually something I enjoyed from beginning to end, even when the opening piece ‘Vitriol’ is drenched with reverb. The other four (and much longer) pieces are all in the realm of moody drone music. Mucho atmospherics floating around. It’s hard to say what it is used here, but my best guess would be synthesizers or guitars, lots of effects, and maybe something in terms of field recordings, but I have no idea what that should be really here. This is the kind of dark ambient music that one usually find on such labels as Malignant Records; it is not the most refined kind of ambient, but projects like Minitel explore the all the low end frequencies to their maximum use, and cutting out all those sounds that shed even the smallest bit of light in this music. This is not a release with music you never heard before, but I thought it was very well made, with great care for deep, hidden sonic details.
Frans de Waard

BAD ALCHEMY #91 (De.) September 2016 :
MINITEL, das ist Raphaël Henry, und Abîmes (FHCD16-2016), das sind Abgründe. Es zeigt ihn als einen eklektischen Munkler, der mit Knochen Runen schreibt, ansuz – laguz – othala. Seine Ikonographie umfasst schwarze Ruinenromantik, einen Guru und einen steinzeitlichen Sterndeuter. Mit dem Akronym ‚Vitriol‘, der alchemistischen Formel Visita interiora terrae, rectificando invenies occultum lapidem („Betrachte, was im Inneren der Erde liegt: indem du es läuterst, wirst du einen zuvor verborgenen Stein erhalten“), vereinnahmt er auch noch Rosenkreuzer und Freimaurer für seinen Synkretismus. Dazu ruft er, wenn auch ohne Worte, den schmerzstillenden ‚Novocaine Messiah‘ an. Und mit ‚Lurker At The Threshold‘ winkt der Cthulhu Mythos mit glibbriger Tentakel. Entstanden ist das schon 2006 als ein dröhnendes, zischendes Etwas, als mächtige Erscheinung des Herrn der Fliegen, der aus allen Poren Gift spritzt. Dem stehen die wie von Mönchskehlen umsummten messianischen Wellen entgegen, so wie der Schein dem Schatten. Breitesten Raum nimmt ‘Inner Filth’ ein als ein motorisches Surren und Dröhnen, dem man mit einem Glas Burgunder, in dem Erdbeeren schwimmen, zuprosten möchte. Der Anklang an Lovecraft & Derleth bringt einen gedämpft klopfenden Beat, der wie durch Meeresbrandung ans Ohr dringt, zuletzt mit näher rückendem Crescendo. ‘Abîmes’ bringt zuletzt düster krachende Gitarren über einem grummelnden Bodensatz, in oftmaliger Wiederholung des gleichen Motivs. Abgelöst von der ständigen Wiederkehr eines holzigen Klackens und von spitz schleifenden Geräuschen über der fortwährend dröhnenden Tiefe. Zuletzt kehren die Gitarren krachend zurück, stürmisch umfaucht von einem dunklen Brausen, bis nur noch monotone Schläge verhallen. Ein durchaus suggestiver Auftritt auf dem weiten Feld des Dark Ambient.

DARK ENTRIES (Be.) October 14th 2016 :
Je hebt nu eenmaal van die muzikale vondsten die ergens in een bui van creativiteit ontstaan en opgesloten blijven tot het einde der dagen. Zo ook met deze Abîmes van Minitel. Opgenomen 10 jaar geleden maar uiteindelijk dan toch opgevist door het Facthedral’s Hall-label. Het eenmansproject van een als alter ego opererend Iconoclast. Laat je niet misleiden, deze Iconoclast is deelgenoot van metalbands als Annthennath, Evil Spells en Silver Machine. Minitel is allesbehalve metal of aanverwanten. Ambient doorspekt met effecten en vooral home recordings. Waarbij hij al wat experimenteerde met Annthennath, door ambient met metalklanken te combineren. Abîmes bevat slechts 5 tracks, maar die samen toch goed zijn voor 60 minuten onrustwekkende drones. Vitriol is industriele dark ambient/drone, industrieel door zijn karakteristiek van een fabriek waar met volle ernst het productieproces wordt bemoeilijkt door hogedrukpersingen en het aantal afgeleverde stuks niet van tel is, zeg maar van minitel. Het klankbeeld van het rustieke doch beangstigend net niet voor het slapen gaan-verhaaltje heet Novocaine Messiah. In kalmte gedrenkt, maar desalniettemin voorzien als open poort voor opkomende nachtmerries. Het is het innerlijke dat telt, maar dat innerlijke kan ook vies en vuil zijn. Inner Filth kent zijn ambient door meer dan 22 minuten lang een rondreis te maken in de ingewanden der mensheid. De blootlegging van het individu, de kentering van individuele karaktereigenschappen. De soundtrack van lichaam en geest. Al even diepgaand is er de donkere monotonie die Lurker At The Treshold heet. Donker en diep, zoals de meeste kelders. Vochtig en licht beschimmeld. Wachtend op het mysterieuze en vooral onheilspellende dat zich verschuilt in elke hoek. De drempel die overwonnen dient te worden, zonder angst, zonder bibber. En dan toch de gitaar, omdat Iconoclast zijn hoofdjob niet mag vergeten. Titeltrack Abîmes duurt 17 en een halve minuut. Niet dat de gitaar overheerst in nietszeggende akkoordenwisselingen, maar als integratie in het geheel der delen. Het samenspel van de distortion en de drone als voorspel voor een langdurig en vooral fysiek contact en zo meer naar het einde toe zijn vlucht zoekt in de donkerheid van het bestaan. Abîmes van Minitel is zeker niet voor iedereen weggelegd, vandaar ook slechts uitgebracht op 300 exemplaren. Minitel zorgt voor het spiegelbeeld van de donkere kant van ieder individu op zich. Diepgravend, complex maar zeker ook interessant.
7/10

DARKROOM (It.) September 25th 2017 :
Album di debutto composto nel 2006 e pubblicato solo un anno fa per il misterioso act Minitel, gestito dal francese Raphael Henry, già membro della band black metal Iconoclast. I brani si basano su una dark ambient che risente moltissimo degli arrangiamenti e della lezione black, basati su un minimalismo compositivo ben più netto di quello già proprio dei progetti di retaggio post-industriale. “Abîmes” prende vita da essenziali basi sintetiche su cui insistono percussioni elettrificate e una sinfonicità da lande solitarie (“Vitriol”). La stagione più ‘nevosa’ e gelida del black-ambient scandinavo rivive con una forte carica naturalistica e isolazionista su cui svettano le basi tetre (“Inner Filth”), come anche alcune remote linee tonali dai chiari riferimenti climatici (“Lurker At Threshold”). Non mancano alcuni classici riff di chitarra che, unitamente a palpitazioni percussive e clangori ad effetto, riescono a costruire passaggi sicuramente più vicini all’amato black che ad una tipica e lugubre musica d’atmosfera. Il disco va considerato ed inserito nel suo periodo di nascita, e se adesso questo tipo di soluzioni sono parecchio frequenti, dieci anni fa potevano risultare più di nicchia se inserite all’interno di un genere che andava diversificandosi. Da un lato “Abîmes” appare ormai troppo rozzo per essere accostato alla cosiddetta linea ‘dungeon synth’, ma d’altro canto rimane un prodotto apprezzabile per i nostalgici di un’oscurità rozza e di marca fortemente metal. Minimale anche nella grafica e nella confezione in jewel-case con booklet di quattro pagine, come tradizione comanda.
6/10 – Michele Viali

SIDE-LINE (Be.), September 27th 2017 :
Dark-ambient, drone, cinematographic, soundscape, industrial. Minitel is a French solo-project set up by Raphaël Henry. This artist has some experience in the wider fields of metal music and has now moved into dark-ambient fields. Notice by the way that “Abîmes” was already released one year ago. (…) This album features 5 tracks and 2 sides. The opening- and final song are carried by dark-ambient atmospheres, noise waves and drones. The 3 tracks left reveal a different aspect, which is more into cinematographic passages. The common element between all cuts remains the dark sound creation, giving you the feeling of getting lost in an obscure, abyssal voyage. (…) I have a real preference for the heavier cuts exposed right at the beginning and the final track. This is a heavier and tormenting style accentuated by drones. The other cuts are more into soundscape and sonic nightmares creates with progressive noise waves and industrial guitar playing. (…) I think this band more excels in the accomplishment of heavier industrial & doom mixed with drones than the more familiar and sometimes monotonous soundscapes. (…) “Abîmes” is not reinventing any music style, but is a rather promising debut from an artist who seems to feel comfortable experimenting with different styles. This is an artist to keep an eye on. (…).
Rate: (7/10).

NAWAKULTURE (Fr.), November 20th 2017 :
Dix ans après l’enregistrement de cette session, Facthedral’s Hall lui donne enfin la chance de voir le jour sur un vrai disque pro et tout, limité à seulement 300 copies. On a affaire ici à une heure de noise / drone / dark ambient divisée en cinq compositions dont la longueur excède parfois le quart d’heure, voire les vingt minutes. M’sieur Iconoclast, que l’on connaît pour sa participation à de nombreux groupes du grand bordelais (SAEL, SILVER MACHINE, ANNTHENNATH…), nous gratifie ici d’un télescopage souvent abrasif de sons parfois agressifs et sinistres (Vitriol), parfois étranges et profonds au point d’en ressentir le casque naturel de l’eau quand on plonge la tête au fond d’icelle pour tenter de deviner ce qui se passe autour de la salle de bain, pourquoi pas sinon une bande originale pirate de l’approche du sous-marin coulé dans Abyss (Novocaine messiah). Inner filth rappelle à votre non-serviteur l’histoire de ce village noyé pour les besoins de la construction d’un barrage et dont la cloche oubliée de l’église se faisait parfois entendre de sous l’eau les nuits où les eaux (death-y-dément !) se montraient plus mouvantes que d’habitude. Le semi-lovecraftien Lurker at the threshold évoquerait plus le flux et le reflux chargé des soldats qu’on jeta sur les plages d’Europe en 1944 sous l’œil indifférent, voire amusé, des Anciens, fervents spectateurs de destructions en tous genres. Le conclusif Abîmes se rapproche plus des terres métalliques avec sa guitare pachydoomique accompagnée de rouages lugubres que Fury Road n’aurait pas reniés pour le ramdam furieux de son héraut mortifère. Un album qui fait voyager dans les décombres noyés d’une civilisation post-apocalyptique de rêve, le futur en disque pour les plus lucides.
4/5 – Guillaume Ged Dumazer

TARQUIN ZINE (Uk.), #7, January 2018 :
That this album took 10 years to crawl out of its cavernous lair is a travesty. However, had it seen the light of day through squinting eyes any earlier, it may not have registered on the Tarquin radar, and certainly would not have featured in TQ zine. ‘Vitriol’ gets this album underway with a barrage of sound and noise created by a number of competing synths and is just what I expected when admiring the dark grey and black cover of this disc, it’s full on and never wavers across the opening 4 minutes. Again, with the title of ‘Novocaine Messiah’, I had certain expectations which were only partly realized. This is a beautiful, lilting, electronic carpet ride accompanied by flutters, swirly things, and swishes. lt’s an enlightening trip into the inner workings of the iconoclast mind. With a title of ‘Inner Filth’ and timed at over 22 minutes I expected relentless thunderous bass, drums, and 100 mph growling vocals, but no, it’s not like that at all. Judging music by the cover is a bad habit, and a one many of us are guilty of. In the case of this track, it leaves the pre-judge looking pretty stupid under his curly wig. Here we have ambient drone of the highest order, and if you have 9 euros burning a hole in your faded denims, they are worth spending at facthedral.com for this track alone. Beautiful caressing drones with soft metallic underlay, it’s a warm pillow for the most weary of minds, and as tomorrow never knows, turn off your mind, relax and float downstream (L & McC). A more accurate and reflective title (albeit Prog pompous) would be ‘Inner Sanctum’, or ‘Inner Dream’. ‘Filth’ is such a dirty word for such a beautiful drone, but hey blah blah blah and more. The ambient theme continues with ‘Lurker at the Threshold’, and the 17 minutes metallic closer of ‘Abimes’ introduces guitar power chords and thunder percussion in the style of more widely known bands of the dark drone camp, and after 10 years in the darkness, let this album enlighten you.
Andy Wood